une fleur qui dit ne m oublier pas

Ondit que cette année, la populaire famille de velours corail de quatre, l'hiver n'est plus froid lit, antistatique dirt Cartoon chaud épais velours corail famille de quatre La famille de quatre frais, ambiance simple est pas simple. Blooming couleur très simple, toute chaude ambiance de la chambre. chambre chaude, tout en permettant des Jevais de l’avant.” Je sais que M. Moody était un grand homme, M. Wesley était un grand homme, le mouvement de pentecôte, le mouvement baptiste, ils étaient glorieux, mais courons vers le but de la Vocation Céleste en Christ. Ne regardez pas dans un rétroviseur, il y a quarante ans. Regardez ce qu’il y a ce soir. Regardez ce que l Parcoureznotre sélection de ne pas oublier ma fleur : vous y trouverez les meilleures pièces uniques ou personnalisées de nos boutiques. not angka lagu surat cinta untuk starla. – Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.– Ah! pardon, fit le petit après réflexion, il ajouta– Qu’est-ce que signifie apprivoiser » ?– Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?– Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie apprivoiser » ?– Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?– Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie apprivoiser » ?– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie créer des liens… »– Créer des liens ?– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…– C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…– Oh! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit renard parut très intrigué – Sur une autre planète ?– Oui.– Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?– Non.– Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?– Non.– Rien n’est parfait, soupira le le renard revint à son idée– Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince– S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.– Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !– Que faut-il faire? dit le petit prince.– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…Le lendemain revint le petit prince.– Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites.– Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince.– C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche– Ah! dit le renard… Je pleurerai.– C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…– Bien sûr, dit le renard.– Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.– Bien sûr, dit le renard.– Alors tu n’y gagnes rien !– J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du il ajouta– Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un petit prince s’en fut revoir les rosesVous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au les roses étaient bien gênées.– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles sauf les deux ou trois pour les papillons. Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma il revint vers le renard– Adieu, dit-il…– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…– Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. AuteurMessageInvitéInvitéSujet Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 10 Juin 2010 - 1607 Ciel bleu, température agréablement chaude, herbe alléchante, splendide vue sur HL ... Plus, quelque chose qui venait de s'arrêter face au spectacle qu'offre le flanc de la vallée. Une petite licorne agée de quelques mois s'immobilisa, captivé par le décors avec ses yeux noisette, ne cachant pas son émerveillement. *Ouaaaah ... c'est jolie ...* Un papillion blanc passa dans son champ de vision, et aussitôt Poky s'y intérressa. La gamine isabelle fixa l'insecte et s'élança à sa poursuite. Pris dans son jeu, elle ne remarquait pas la présence de qui que ce soit. Heureuse et ignorante, elle rayonnait de joie. Comment ne pas être amusé en la voyant ? Elle était tellement mignonne qu'on oubliait presque le nombre de sale coup qu'elle faisait. D'ailleurs on l'appelait pas "la petite garce" pour rien ! Elle savait énerver les autres, fabriquer des liannes grâce à sa particularité de faire pousser des plantes un peu n'importe comment pour ensuite servir de croche patte afin de rire en cachette, faire des farces par-ci par-là ... en bref, si elle t'aime bien, elle sera gentille et pot de colle. Si elle t'aime pas, à chaque fois qu'elle te croisera elle te fera un sale coup. InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 24 Juin 2010 - 1824 voilou j'ai terminé le poste du topic oublié ^^ Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Ven 25 Juin 2010 - 1946 Est-ce que tu veux que je lui réponds à ce poste?_________________Spoiler InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Ven 25 Juin 2010 - 2141 Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Mar 29 Juin 2010 - 032 -HEY SALUT TOI!!! hurla, Never au loin. Il avait dont l'air fier d'avoir retrouvé son amie et protégée Poky. Je ne sais pas pourquoi ils s'étaient perdus de vue, mais l'important c'était se retour en force et en joie des plus émotif. Bon , je l'avoue j'en mets le paquet! Mais c'est tellement plus rigolos. Il se prit un sprint intense pour aller la rejoindre, mais il perdit le pied -heu le sabot si l'on veut- et il s'en suit d'un crash aussi effroyable que cocasse. L'étalon perdu s'était trébuché sur une pauvre grenouille qui passait par là. Que le hasard est bien fait parfois ! L'équidé fit quelque pirouette et complètement étourdit , ce maladroit termina sa chut deux mètres plus loin.** Où suis-je? Pourquoi tout tourne autour de moi...J'ai...J'ai mal au coeur...**Heureusement pour lui plus de peur que de mal ._________________Spoiler InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Mar 29 Juin 2010 - 1819 La petite Poky était tellement pris dans son jeu qu'elle ne remarqua pas du tout Never. Le papillion s'envola trés haut tandis que la petit fit un bon pour l'attraper. Mais elle ne put l'atteindre et ne remarqua même pas que Never venait de s'étaller juste devant. Poky se votra sur lui et fit quelques roulets boulets jusqu'à heurter un buisson épineux. Le vent était doux, la chaleure, agréable. On pouvait entendre quelques oiseaux chanter de ci de là... La petite licorne, joyeuse comme tout, le sourire aux lèvres, rigola. Les crins ébouriffés par la cascade qu'elle venait de faire étaient parsemés d'épines mais elle s'en moquait totalement ! Ses yeux noisette se posèrent sur le ! sa va toujours ? Moi, je pète la forme !! Mais tu m'as fais fuir mon papillioooooon ! Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Mer 30 Juin 2010 - 1955 -Heuu pardon... C'est mon erreur. dit-il sur un ton faussement coupable. Juste pour faire plaisir à cette petite. Il se releva doucement et lentement. Il se secoua énergiquement et regarda la crinière épineuse de sa protégé. Sourire en coins, il baissa sa grosse tête vers elle, et de ses dents, comme un papa, il enleva chaque épines. Il ne voulait pas qu'elle se blesse, il s'en voudrait! Surtout que c'est de sa faute si elle a tombé sur le Tu sais pour ton papillon, on peut toujours en trouver d'autres. dit-t-il entre deux souviens-tu de ce que tu m'as dit à propos du voyage que tu voulais faire? demanda-t-il par après. Il continua d'arracher les épines en attendant qu'elle réponde à sa fabuleuse question InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 1 Juil 2010 - 121 La petite Poky lui sourit toute contente qu'il s'occupe de lui retirer les épines. D'aileurs, en signe de remerciement, elle toucha du bout de son nez l'épaule de Never. Elle l'aimait bien. Beaucoup même. La petite entendit le mot "voyage" et tout de suite, elle se souvenue qu'elle voulait passer voir les Honoos. - Bah c'est pas grave pour le papillion. Hem... oui, je voulais allé voir les Honoos... Tu veux y aller toi aussi ? Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 1 Juil 2010 - 150 Wouaah C'est trop parfait! on peut continuer ce topic sur la terre de feu, si tu veux je commence le poste._________________Spoiler InvitéInvité Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 1 Juil 2010 - 253 TADAH!! C'est une fleur et son fantôme!_________________Spoiler InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Jeu 1 Juil 2010 - 313 ^^ mais mets un poste pour marquer la fin du topic ... = Winter DeathModo de noëlNombre de messages 1249Age 29Date d'inscription 30/05/2010PersonnagesPersonnage principal Winter DeathPersos libres pour rp Juments pleines Sujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Sam 3 Juil 2010 - 056 Ha okay FIN dU TOPIC!_________________Spoiler InvitéInvitéSujet Re Une fleur parmi verdure de la prairie... Sam 3 Juil 2010 - 117 Contenu sponsorisé Le dit de Lao première veillée Ce qu’il faut que je vous dise, c’est que le visage d’Aelius me plaisait davantage frappé au dos d’une pièce de monnaie qu’en chair et en os. On n’entendait pas cette voix nasillarde qui semblait ne savoir piailler que des ordres et qui prenait davantage de place que le corps de petite taille qui la faisait résonner. Le portrait rudimentaire de l’Empereur me procurait de la joie, car les pièces sonnantes et trébuchantes annonçaient à mes oreilles l’eau-de-vie que j’achetais pour oublier mon existence servile. En personne, on aurait dit qu’Aelius était capable d’anéantir toute joie autour de lui. L’asphyxie était garantie à plus ou moins court terme. Ceci expliquait certainement l’expression grave de son neveu, ses manières rigides et cette tristesse qui empesait le coin de sa bouche. Vivre dans l’entourage du Fils du Ciel l’avait rendu laid. Ce qui était un crime, car il aurait pu ne point l’être. C’était l’avantage d’avoir un beau visage attaché à un beau corps, me direz-vous. Mais quelle personnalité ! Il lui était plus facile de s’adonner à la colère qu’à la joie. J’avais eu beau essayer de lui arracher un sourire, je n’avais obtenu que des coups. C’était décevant, évidemment, mais je n’allais pas en faire toute une affaire bientôt, je serais affranchi et je n’aurais donc pas à vivre sous le même toit que ce bonnet de nuit. Je laisserais à ma douce Tillia le soin de trouver son épanouissement loin de cet époux, dont le naturel avait autant de charme qu’un marécage vaseux. Personne ne doit savoir qu’elle a disparu. Cette information ne quittera pas les murs de Fleur-Eclose. — Annulons plutôt le mariage, proposa Kaecilius, la main toujours posée sur son épée courte et son regard venimeux sur moi. Si elle a pris la fuite, je ne souhaite pas la forcer à entrer dans une union qu’elle ne désire pas. — Ma maîtresse ne ferait jamais ça, me sentis-je obligé de mentir. — Dès l’aube, vous partirez tous les deux à sa recherche, ordonna Aelius. Le démon la connaît bien et j’ai entièrement confiance en toi, Kaecilius. — Vraiment Aelius, répliquai-je, je suis vexé que tu puisses penser que j’ai besoin d’un chaperon. » Je n’eus pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que Kaecillius m’administra un soufflet vigoureux à l’arrière du crâne, comme si je n’étais qu’un enfant mal élevé. D’une humeur bougonne, je me grattai le cuir chevelu, mais gardai mes lèvres closes. L’empereur, qui prétendit n’avoir rien vu, réitéra notre mission, exigeant de nous la plus grande discrétion. C’était sa réputation, bien plus que celle de son neveu ou de Tillia, qui lui importait. Il ne voulait pas que l’on puisse dire que Sophia Domitillia avait osé se jouer de lui. Suivant mon rôle d’esclave à la lettre, je me soumis aux ordres impériaux avec une humble révérence. Pour sa part, Kaecilius se contenta de garder le silence. Maintenant, laisse-nous, Démon blanc. Je dois m’entretenir avec mon neveu en privé. » Je quittai donc le salon où je leur avais servi le thé. Avant de me retirer, je ne pus m’empêcher de faire un clin d’œil au Prince Grincheux, mais il n’apprécia pas cette marque d’attention. Allez comprendre. Les deux battants de la porte à peine refermés, je me précipitai dans un couloir adjacent et entrai dans une petite pièce aveugle qui jouxtait le salon. Pour la seconde fois de la journée, je me retrouvai à renifler la poussière du sol. Je collai mon oreille contre la fente basse qui me permettrait d’écouter leur conversation en toute discrétion. Tu ne désires pas plus cette union que moi, disait Kaecilius. — Silence, neveu. Tu ne sais pas de quoi tu parles. — Je doute qu’il s’agisse d’un enlèvement. Elle s’est enfuie tout simplement. Tu l’as dit toi-même ce matin. Sa réputation de femme farouche la précède. Tout comme moi, elle n’a aucune envie de se marier. — Cela vous fait donc un point commun. Vous devriez bien vous entendre. — Et si je ne peux la retrouver ? — Ne l’envisage même pas, répondit Aelius d’une voix glaciale. Imagine à quel point ta mère serait attristée d’apprendre que ce mariage n’a pas eu lieu. Je crois qu’une telle nouvelle la tuerait. — Tu n’oserais pas ! » s’exclama Kaecilius dans un souffle. Aelius eut un ricanement dénué de joie. Oser quoi, exactement ? Prolonger son exil ? Ou mettre un terme définitif à celui-ci ? — Tu as promis qu’elle serait autorisée à revenir à Alba. J’ai accepté cette union à cette seule condition. — Ne crois pas que je n’hésiterais pas à me débarrasser de ma sœur si jamais tu me décevais. Si tu n’épouses pas la Domitillia, tu ne me sers plus à rien. Et si tu m’es inutile, ta mère le devient aussi. » Kaecilius accueillit ces paroles avec un silence menaçant, qui ne fut interrompu que par le bruit du thé brûlant que l’on versait dans une tasse en porcelaine. Tu ne veux pas la paix avec les Domitillii, déclara enfin le jeune prince. Ton pouvoir, tu ne le partageras ni avec moi ni avec eux. Pourquoi tiens-tu tant à cette alliance ? — Si tu n’étais pas à ce point aveuglé par tes passions – quel piètre Vertueux tu fais, parfois, mon cher neveu –, la réponse serait évidente. — Veux-tu obtenir leurs richesses ? — Je me fiche de leurs richesses. Ils peuvent se garder Fleur-Eclose, Nuage-Fuyant ou même Tempérance-des-Cieux. Mes palais et mes villas de bord de mer me suffisent. — Eh quoi alors ? Je ne comprends pas. » C’est à ce moment-là qu’une voix se mit à murmurer à mon autre oreille Dis, Lao, tu fais quoi ? Je peux jouer, moi aussi ? » Je sursautai sous l’effet de la surprise. Derechef, je tournai la tête pour me trouver nez à nez avec le visage joufflu de Fleur, l’esprit protecteur de ce palais. Alors qu’elle s’apprêtait à parler de nouveau, je plaçai mon doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence. La petite fille se mit à loucher. Évidemment, mon geste était inutile, puisqu’elle veillait toujours à n’être vue et entendue que par moi seul lorsqu’elle faisait une apparition. Sa personnalité timide lui faisait fuir les habitants de Fleur-Eclose, qu’elle craignait comme s’il s’était agi d’étrangers. Je crois que seule Tillia l’avait aperçue une ou deux fois ces dernières années. Je collai de nouveau mon oreille contre la fente, en espérant que cette distraction ne m’avait pas fait manquer une information capitale. Tu fais tout cela pour un esclave ? s’exclama Kaecilius, clairement surpris. Tu m’obliges à épouser cette femme pour ce cadavre ambulant ? » Il avait haussé la voix, si bien qu’il m’aurait été impossible de manquer ses paroles, même si Fleur avait continué à me parler. Je veux le Démon Blanc. Pourquoi crois-tu qu’on l’appelle la possession la plus précieuse des Domitillii ? Parce qu’il est immortel ? » Par réflexe, en entendant cette sottise, je plissai les lèvres et secouai la tête. Il y avait de nombreuses rumeurs à mon sujet, mais celle-ci était fausse. J’étais mortel, comme tout humain de cette contrée. Je vieillissais simplement plus lentement que la moyenne. Bien plus lentement… C’est lui, le plus puissant Vertueux que cet Empire ait jamais vu. Depuis deux siècles, toutes les nouveautés de l’Art dont tu es le disciple peuvent lui être imputées. Évidemment, ce sont ses maîtres et ses maîtresses qui en ont récolté les lauriers… » Après une telle affirmation, l’opinion que j’avais d’Aelius se fit soudainement plus favorable. Je ne te crois pas, répondit Kaecilius avec l’assurance caractéristique de la jeunesse. — Je ne t’y obligerai pas. Ce démon a dans sa tête des connaissances qui permettraient d’asseoir définitivement mon pouvoir sur tous les peuples barbares de ce monde, et même d’au-delà. — Mais si c’était le cas, comment se fait-il qu’un Hostilianus soit à la tête de l’Empire Serien et non un Domitillius ? » J’aurais pu répondre à cette question facilement, mais je ne pense pas qu’ils eussent apprécié mon intervention. Si Aelius répondit, je ne l’entendis pas, car Fleur se remit à me parler. Quand Tillia sera mariée au beau Kae, tu promets que tu me quitteras pas ? — Kae n’est pas beau, répondis-je à voix basse. C’est un prince prétentieux qui, à en juger par son maintien, a dû s’asseoir sur son épée jusqu’à la garde. — Promets, me dit-elle, en tirant ma manche. — Tillia va m’affranchir. Je serai alors libre de faire ce que je veux. Je resterai ici, avec toi. » Elle observa mon visage avec attention pour voir si je mentais. Je me forçai à sourire pour la rassurer. T’es mon seul ami, Lao, dit-elle avec sérieux. — Si tu te montrais aux autres habitants du palais, tu aurais de nombreux amis. Et tu te sentirais moins seule. — J’ai essayé, mais ils ne me comprennent pas. Ils ont peur et brûlent tout plein d’encens autour de moi. Si tu pars, je pars aussi. — Un genius loci n’a pas le droit de quitter l’endroit qui l’a vu naître. Ta mission est de protéger Fleur-Eclose. » Elle souffla et pouffa, puis me fit une grimace, que je lui retournai. Je suis sûre que je pourrais te suivre jusqu’au bout du monde. Si tu rentres chez toi, tu m’amèneras avec toi ? — Ma maison est ici, Fleur, lui dis-je avec un sourire teinté de mélancolie. J’ai oublié d’où je venais. — Tu n’as pas oublié, me répondit-elle, tout en continuant de jouer avec ma manche. Tu veux simplement pas te rappeler. — Quand tu auras vécu aussi longtemps que moi, tu… » Elle éclata de rire. Au lieu de terminer ma phrase, je lui pinçai gentiment la joue. Montre un peu de respect pour tes aînés. » Elle repoussa mes doigts, comme si je n’étais qu’une mouche agaçante. Tu crois que Tillia est en danger ? — Non, ma douce Fleur. Je crois qu’elle nous fait une blague. — Mais si elle ne rentre pas, ça veut dire que tu resteras à jamais esclave. — C’est pourquoi je dois la retrouver. — Quand tu me l’auras ramenée, il faudra qu’elle t’affranchisse avant la cérémonie. » Je fronçai les sourcils. Et pourquoi donc ? — Dès qu’elle devient l’épouse du beau Kae, leurs biens personnels seront mis en commun. Ce qui est à lui sera à elle, et ce qui est à elle sera à lui. — Oui, je sais tout ça, mon grain de pollen. — Elle ne pourra plus te libérer sans que son époux soit d’accord. Et Kae suivra les ordres du Fils du Ciel… » À cause de son apparence, il m’arrivait d’oublier que Fleur n’était pas une fille d’une dizaine d’années, mais un esprit protecteur qui avait vécu plus d’un siècle au milieu de ses habitants et connaissait donc le droit serien bien mieux que les avocats du clan. Tu dois rester à Fleur-Eclose. Tu l’as promis. Je veux pas qu’Aelius t’enlève à moi. — N’aie pas peur, affirmai-je, tout en essayant de lui cacher mon inquiétude. Je vais retrouver Tillia et nous réglerons cette histoire avant qu’Aelius ne mette ses sales pattes sur moi. » Je la vis lever la tête comme si elle écoutait ou voyait quelque chose au loin. Aelius est en train de partir, m’avertit-elle. Le beau Kae te cherche. Tu devrais y aller. » Et aussi vite qu’elle était apparue, son image se dissipa dans l’air. Je me relevai, époussetai mes habits et sortis de ma cachette. Le beau Kae… » répétai-je, tout en secouant la tête. Cette expression était vraiment ridicule. Comme je ne fis pas attention où j’allai, je percutai le neveu de l’Empereur. Il me semblait bien qu’un esclave comme toi s’empresserait d’aller écouter aux portes. — En réalité, il ne s’agissait pas d’une porte, je… — Tais-toi, soupira-t-il. Je suis fatigué et j’aimerais me reposer maintenant. Amène-moi à ma chambre. » Je le regardai sans comprendre. Ta chambre ? — Je passe la nuit à Fleur-Eclose. Demain matin, toi et moi, nous partirons à la recherche de ta maîtresse. L’Empereur en a décidé ainsi. — Et nous suivons les ordres d’Aelius à la lettre, ne pus-je m’empêcher de dire avec une pointe de sarcasme dans la voix. — Démon, dit-il, les mâchoires serrées, je te conseille de surveiller tes paroles en ma présence, car je n’hésiterai jamais à te battre pour te faire taire. Bientôt, je serai ton maître. Sache que je ne serai pas aussi laxiste que ta maîtresse. » Je passai en revue toutes les chambres dont nous disposions à Fleur-Eclose et choisis la plus humide, celle que nous réservions aux serviteurs des hôtes de second ordre. Je partis aussitôt dans sa direction, sans vérifier si Kaecilius me suivait ou non. Ce n’est pas ma maîtresse qui a fait le démon que je suis. J’ai appartenu à de nombreux Domitillii. Certaines et certains – tu peux me croire – étaient bien plus sévères que tu ne le seras jamais. » Je tournai ma tête pour voir sa réaction. Il n’avait pas bougé d’un pas. Ses poings étaient serrés ; son regard aussi inflexible que celui d’une statue. Eh bien, m’exclamai-je, tu préfères dormir dans ce couloir ? — J’imagine les sévices que je te ferai subir », répond-il avec sérieux. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire. Kaecilius, mon prince, ne fais pas des promesses que tu seras incapable de tenir. Un Vertueux ne devrait jamais se vanter. » Le lourd martèlement de ses pieds sur le sol fut la seule réponse que j’obtins. Quand son épaule vint percuter la mienne, il se contenta de m’indiquer d’un signe de tête impérial de poursuivre mon chemin. Ce fut avec un sourire satisfait que je le conduisis à sa chambre. Dans la biographie de TikTok, Alice Manfrini, elle a écrit Pas de pluie, pas de fleur ». Ce qui signifie Il n’y a pas de fleurs sans pluie ». Ensuite, il y a l’émoticône d’une jambe artificielle. Quatre mots et une émoticône suffisent pour faire passer le message qu’elle, 23 ans, de Bologne, atteinte d’un sarcome d’Ewing découvert au genou il y a un an, et précisément au lendemain du dernier examen passé à l’université, veut faire passer réussir aussi peu aux plus de 21 000 personnes qui ont commencé à la suivre ces derniers mois C’est-à-dire qu’il est possible de ne pas paniquer, que vous pouvez affronter la maladie avec le bon calme. Par exemple, aujourd’hui je suis sorti avec mon petit ami, mardi j’ai des résultats d’IRM », dit-il. Bref, ici pas de place pour la victimisation ou les héroïsmes si chers à l’histoire médiatique, ici il y a le pragmatisme de ceux qui s’obstinent chaque jour à faire face à un problème de santé. Ici, dans l’espace qu’elle a réussi à créer, il n’y a pas de haters. Et l’affection du public est palpable. Combien palpable est la force capable de se propager, qui va au-delà de l’écran. Plus que n’importe quelle campagne de prévention. Le concept est que, précisément à l’époque où nous revenons pour parler de la façon dont l’histoire de la tumeur n’est plus un tabou et du soi-disant courage » de certaines célébrités de Fedez à Gianluca Vialli de partager leur douleur souvent en oubliant les visages publics obligés de le faire, Alice brise le mur des 200 000 likes et est l’emblème de tout cela. Et c’est malgré elle qu’il n’y a pas – et qu’il n’y a jamais eu – de prétention à devenir une référence pour qui que ce soit. Beaucoup de gens m’ont demandé pourquoi j’étais hospitalisé, alors en décembre j’ai commencé à parler de moi en vidéo, même si au début j’avais honte », se souvient-il. Parce que nous le savons les meilleures choses sont toujours celles qui surgissent spontanément. Et autour de son histoire – derrière douze chimios, une opération et le cauchemar des hospitalisations vécues au temps du confinement, dans lesquelles personne, pas même la mère, ne pouvait visiter – se noue aujourd’hui une corde de complicité et de solidarité, virtuelle et Non . Entre ceux qui vivent le même chemin de thérapie et ceux qui ne le font pas. Qui demande A quand un tuto pour le turban ? Je suis aussi en phase de chute de cheveux » et qui passe simplement pour un je sais c’est peu mais on est avec toi ». Et au contraire, c’est beaucoup », répond-elle. Belle même fatiguée, courageuse et gracieuse à la fois. Profondément intelligent et vif d’esprit, comme n’importe quelle personne qui se déprécie. L’idée de partager votre histoire sur TikTok est née dans les moments d’ennui vécus à l’hôpital. Le désamorçage est la voie », écrivez-vous. Je ne m’attendais pas à une telle réponse. Ma première vidéo a atteint plus d’un million de vues. Et avec le temps, elles grandissent encore plus. Minimiser m’est venu naturellement parce que j’ai grandi dans une famille ironique et autodérision. Et je n’ai jamais voulu un message à faire passer. Mon copain, alors, c’est le roi de la farce. Les mots que les gens m’écrivent m’aident beaucoup. Je lis tous les commentaires, tous. Je le jure. Et j’essaie de répondre au plus grand nombre. Si ce que je fais peut être utile à quelqu’un, c’est pour moi un motif de grand bonheur. En plus d’être un moyen d’inviter à la prévention ». Comment commence l’histoire de votre maladie ? J’ai commencé à ressentir les premières douleurs au genou en juin 2020, après le premier confinement à cette période j’avais beaucoup utilisé le tapis de course, comme beaucoup d’autres, et j’associais la douleur à l’effort. Je ne m’inquiétais pas. travail de serveuse par contre ça augmentait. Tout le monde me disait de ne pas m’inquiéter, mais je mettais des kilos de crèmes et ça ne marchait pas. C’était une douleur inconstante ça a duré une semaine, puis ça a disparu pendant trois. Puis, dans les mois qui ont suivi, ça s’est intensifié. En novembre, je pleurais de douleur devant ma mère. Je lui ai dit que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Et qu’ont dit les médecins ? Dès les radios, fin septembre, il n’y avait rien, donc ils m’ont montré la résonance. En octobre pourtant, j’ai pris le Covid et j’ai été arrêté pendant un mois un mois perdu. Une fois négatif, j’ai essayé de livre, mais les centres ils étaient pleins ils ont dû rattraper le boulot perdu dans le confinement. La veille du réveillon 2021, j’ai fait la résonance avec produit de contraste. En janvier ils m’ont dit que le spot découvert dans le le genou ne ressemblait pas à une tumeur. » Sur les réseaux sociaux, vous avez évoqué la colère face au retard accumulé dans l’identification du bon diagnostic. Juste par colère, j’ai effacé cette période de mon esprit, car ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Quelqu’un m’avait même dit que la douleur pouvait venir du cartilage qui était piégé dans l’os quand j’étais fœtus. Rien de grave, bref, selon eux. . Mais la douleur a continué, on était en février et puis on est passé à une ablation de tissu osseux. Le lendemain de la fin des examens, le 17 février, l’appel de l’hôpital Mademoiselle, c’est un tumeur, mais ne vous inquiétez pas parce que nous commençons J’ai eu une chimio tout de suite. Ce ne vous inquiétez pas’ n’a évidemment pas fonctionné. Bien qu’en réalité, je n’ai pas pleuré. » Avez-vous été capable d’être rationnel dès le premier instant ? Une partie de moi le savait déjà, je ne sais pas pourquoi. J’avais deviné grâce à la forte inquiétude des médecins. Une partie de moi avait commencé à l’accepter avant que je ne le découvre. Je l’ai accepté dès le premier instant. J’ai toujours continuer mon travail, j’aime ça. être organisé. Mon cerveau était déjà fini. Mon copain s’en souvient, je n’ai pas pleuré. alicemanfrini Répondre à h00ellaine ♬ son original – Alice Manfrini Peu de temps après, vous devriez avoir obtenu votre diplôme en économie et en commerce. A cette époque, je devais rédiger ma thèse. Bien sûr, je n’ai jamais apprécié la fin des examens, mais l’envie d’obtenir mon diplôme était si grande qu’à la fin, j’ai eu ma fête. Si vous regardez les photos de la remise des diplômes , cependant , il y avait déjà des cheveux tombés sur la veste . Vous aviez déjà commencé une chimiothérapie. Oui, la première des six. Puis il y a eu l’opération, puis encore six. Aujourd’hui d’autres métastases sont disséminées dans mon corps l’acétabulum, l’épaule, le sternum et une vertèbre. En janvier j’ai eu une chimio avec un médicament plus lourd, qui vous déstabilise aussi mentalement, vous attriste, j’ai beaucoup pleuré et, surtout, je ne me souviens de rien. J’ai fermé les yeux et j’ai entendu les voix autour de moi, mes pensées se sont mêlées. Je n’étais plus lucide, ce n’était plus Et, dans tout ça, j’étais seul à l’hôpital à cause du Covid. Personne ne pouvait revenir vers moi. J’ai maudit le Covid plus que les autres. J’ai tout fait tout seul. » Qu’est-ce que la maladie vous a fait découvrir sur vous-même que vous ne saviez pas auparavant ? Il y a des années, il m’est arrivé de penser Madonna, si cela m’arrivait’ et, parmi les scénarios que j’avais émis, je ne me serais jamais imaginé comme ça. J’ai été étonné de la rapidité avec laquelle j’ai tout rationalisé. J’ai pensé que je désespérerais, mais c’était tout naturel. J’avais aussi hâte de commencer le traitement, pragmatique. Bien sûr, je me sentais mal aussi, mais quand tu es au milieu, tu comprends que c’est ta réalité, c’est ta vie, ça se passe, là c’est peu pleurer, il faut y faire face. Tu sais que tes journées commencent et finissent avec cette prise de conscience. Au bout d’un an c’est normal pour moi, je ne le vis plus comme une maladie et ça ne me dérange plus d’y penser ou d’en parler C’est ma routine je me réveille, je sais que je le suis et je n’en fais pas un drame. Alors, bien sûr, j’ai imaginé mille mille scénarios de quand ça arrivera, si ça arrivera… Je dirais que je l’espère vraiment… Qu’ils me disent tu es guérie » et rien que d’y penser, je pleure. J’imagine ce jour-là comme je pourrai le vivre ». Quelles sont vos ambitions ? Trouvez un travail. Je me suis inscrit dans un Master en Administration, Finance et Contrôle de Gestion pour ne pas perdre trop de temps pendant le traitement. C’est un Master pour travailleurs et je considère la chimio comme un travail ça me prend cinq heures le matin. Maintenant je fais les thérapies en hôpital de jour, voyons si les métastases sont en rémission, sinon on essaiera d’autres médicaments. Quand tu es au milieu, tu comprends que c’est ta réalité, c’est ta vie, ça se passe, il y a peu de quoi pleurer, il faut y faire face » Combien de force vient de l’intérieur de vous et combien des affections qui vous entourent ? C’est un bon cinquante pour cent. Si je suis rationnel, mon petit ami l’est deux fois plus. Il décompose le problème et s’y attaque cette année, il s’est avéré très utile. Une grande partie de mon être lui est due. À Au moment du diagnostic, ma mère avait déjà des larmes nous avons essayé de tout lui faire rationaliser. Elle-même a été surprise de ma réaction. Avec mes grands-parents, j’ai toujours essayé d’être très calme. Avec ma sœur, nous avons recommencé à nous disputer un signe qu’un équilibre s’est à nouveau établi rires, éd. Et même mes amis étaient terrifiés au début. » alicemanfrini 2021, l’année la plus difficile que j’aie jamais affrontée jusqu’à présent ♬ Jr Stit x bruno mars x adele – Margaux_lbt Les amitiés changent-elles aussi ? Il y a une amie à moi, entre toutes, qui a eu le même problème que moi quand elle avait quinze ans. Elle était mon guide Le même problème ? Un ostéosarcome au fémur de la jambe droite, donc il a la même cicatrice que moi. Juste après le diagnostic, il m’a emmené boire un verre et m’a dit que ce ne serait pas facile j’ai apprécié cela plus que s’il avait doré la pilule. tant d’amis merveilleux ils sont toujours dans leurs pensées. Et puis, bien sûr, il y a aussi des gens qui ont disparu de ma vie, pas même un comment vas-tu » de temps en temps, peut-être qu’ils pensaient que la situation était trop lourd . Croyez-vous qu’il existe encore des tabous autour de la maladie ? Aucun des gens autour de moi n’en a, mais j’ai été le premier dans le passé à esquiver des histoires similaires à la mienne étant très empathique, j’ai trop empathique. » Il est faux pour certains d’appeler les patients atteints de cancer des guerriers », car cela suppose que certains sont moins forts que d’autres. Pour d’autres en revanche, l’idée du challenge aide à la prise de conscience. Ça ne me dérange pas d’être appelé un guerrier », mais je ne me sens pas comme tel. C’est ma routine, j’affronte ma journée normalement, après un an ». Et aujourd’hui lire les histoires des autres, ça vous aide ? Parfois ils me font du bien, parfois non. Il y a ceux qui m’écrivent et me parlent de parents qui ne sont plus là. Je sais qu’ils le font pour me donner de la force, mais si je pouvais je filtrerais certains commentaires. Il y en a beaucoup des gens qui m’écrivent pour se confier. . Je me souviens d’une fille qui avait un petit ami atteint du lymphome de Hodgkin elle m’a dit que je lui ai donné beaucoup de force. Une fois, un diplômé en oncologie m’a écrit sur Instagram et m’a remercié elle a dit que mon histoire lui avait donné encore plus envie de continuer sur son chemin ». alicemanfrini Joyeux 1er janvier 🤡 ♬ צליל מקורי – SADE à Maud Cette bougie est semblable à cent mille autres, n'est-ce pas ? et pourtant, elle est spéciale pour moi... On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux Le petit prince Rencontre avec le renard C'est alors qu'apparut le renard. -Bonjour, dit le renard. .. -Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien. -Je suis là, dit la voix, sous le pommier. -Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli.. -Je suis un renard, dit le renard. Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste... -Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé -Ah ! pardon, Et Je petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta -Qu'est ce que signifie apprivoiser » ? -Tu fi es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu! -Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie apprivoiser » ? -Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ? -Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie apprivoiser »? -C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie créer des liens... » -Créer des liens ? -Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n' ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... -Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé... -C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses. -Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué -Sur une autre planète ? -Oui. -Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ? -Non. -Ça, c'est intéressant! Et des poules ? -Non. -Rien n'est parfait, soupira le renard. Mais le renard revint à son idée -Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince -S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il. -Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. -On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! -Que faut-il faire ? dit le petit prince. -Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près... Le lendemain revint le petit prince. -Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après- midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur. Il faut des rites. -Qu'est-ce qu'un rite » ? dit le petit prince. -C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances. Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche -Ah ! dit le renard... je pleurerai. -C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise... -Bien sûr, dit le renard. -Mais tu vas pleurer! dit le petit prince. -Bien sûr, dit le renard. -Alors tu n'y gagnes rien ! -j'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta -Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret. Le petit prince s'en fut revoir les roses. -Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. Et les roses étaient gênées. -Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. on ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu' elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles sauf les deux ou trois pour les papillons. Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même Quelquefois se taire. Puisque c' est ma rose. Et il revint vers le renard -Adieu, dit-il... -Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. -L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir. -C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. -C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... lit le petit prince, afin de se souvenir. -Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose... -Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir. Quatre bougies brûlaient lentement. L'ambiance était tellement silencieuse qu'on pouvait entendre leur conversation. La première dit '' Je suis la Paix ! Cependant personne n'arrive à me maintenir crois que je vais m'éteindre.'' Sa flamme diminua rapidement et elle s'éteignit complètement. La deuxième dit '' Je suis la Foi ! Dorénavant je ne suis plus indispensable, cela n'a pas de sens que je reste allumée plus longtemps.'' Quand elle eut fini de parler, une brise souffla sur elle et l'éteignit. Triste, la troisième bougie se manifesta à son tour '' Je suis l'Amour ! Je n'ai pas de force pour rester allumée. Les personnes me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Elles oublient même d'aimer ceux qui sont proches d'eux.'' Et, sans plus attendre, elle s'éteignit. Soudain... un enfant entre et voit les trois bougies éteintes. '' Pourquoi êtes-vous éteintes ? Vous deviez être allumées jusqu'à la fin'' En disant cela, l'enfant commença à pleurer. Alors, la quatrième bougie parla '' N'aie pas peur, tant que j'ai ma flamme, nous pourrons allumer les autres bougies, Je suis l' ESPERANCE ! '' Avec des yeux brillants, l'enfant prit la bougie de l'Espérance... et alluma les autres. QUE L'ESPERANCE NE S'ETEIGNE JAMAIS EN NOS COEURS QUE CHACUN DE NOUS PUISSE ETRE L'OUTIL NECESSAIRE POUR MAINTENIR L'ESPERANCE, LA FOI, LA PAIX ET L'AMOUR ! merci Maud

une fleur qui dit ne m oublier pas